Cette page évolutive est là pour fournir une information synthétique sur ce que pensent et proposent sur le sujet du mode de scrutin les candidats à l’élection présidentielle de 2022.
Nous faisons figurer sur cette page toute personne ayant reçu au moins dix parrainages validés par le Conseil constitutionnel, et le classement se fait par le nombre décroissant de parrainages reçus.
Si vous constatez une erreur, une imprécision ou un nouveau positionnement de l’une des ces personnes, n’hésitez pas à nous le faire savoir en nous envoyant un message.
Dernière mise à jour : 25 février 2022.
Valérie Pécresse (2271 parrainages)
Contre tout changement. Le programme de Valérie Pécresse n’évoque à aucun moment la possibilité de faire évoluer le mode de scrutin.
Emmanuel Macron (1544 parrainages)
Manque d’informations. Le président sortant (non candidat pour le moment) a eu cinq ans pour faire évoluer le mode de scrutin, qui était l’une de ses promesses de campagne. Cela n’a pas été fait, et pour le moment aucune élément programmatique n’a été dévoilé sur ce sujet-là.
Anne Hidalgo (1226 parrainages)
Pour la proportionnelle, mais de manière peu claire. Dans son programme pour 2022, la proportionnelle est évoquée. Il est fait mention d’un mode de scrutin mixte inspiré du modèle allemand. Nous nous interrogeons néanmoins pour savoir si ce qui est envisagé est vraiment le modèle allemand, c’est-à-dire avec double vote et compensation des sièges au niveau national, ou s’il s’agit uniquement d’élire une partie (même substantielle) des députés à la proportionnelle, mais sans compensation national.
Yannick Jadot (615 parrainages)
Pour la proportionnelle intégrale. Les écologistes sont traditionnellement pour la proportionnelle, il est donc logique que cette mesure figure dans le programme de Yannick Jadot. Le modèle utilisé reste néanmoins à définir.
Fabien Roussel (593 parrainages)
Pour la proportionnelle intégrale. Dans son programme pour 2022, la proportionnelle intégrale figure au point 133. Il n’y a pas de détails sur le modèle envisagé, en revanche la notion de parité est indiquée.
Jean Lassalle (579 parrainages)
Pour une dose. Durant sa campagne de 2017, Jean Lassalle (président de Résistons) proposait une petite dose de proportionnelle : 10% des députés. Nous ne savons pas ce qu’il propose cette année.
Nathalie Arthaud (562 parrainages)
Pour la proportionnelle intégrale à toutes les élections. Depuis 2012, Nathalie Arthaud s’est prononcé pour l’instauration de la proportionnelle intégrale à toutes les élections (mais sans donner de détails). Rien n’indique un changement de positionnement.
Jean-Luc Mélenchon (540 parrainages)
Pour la proportionnelle intégrale. La version 2020 de leur programme l’Avenir en commun prévoit l’élection de l’Assemblée nationale au scrutin proportionnel, mais sans détails.
Nicolas Dupont-Aignan (457 parrainages)
Pour une dose. En 2019, Nicolas Dupont-Aignan (président de Debout la France) a déposé une proposition de loi visant à inclure une dose de 15% de députés élus à la proportionnelle. Dans son projet pour 2022, il augmente un peu cette dose, en voulant avoir 100 députés élus à la proportionnelle sur 500 (diminution de 77 députés proposée par ailleurs).
Éric Zemmour (415 parrainages)
Manque d’informations. Pour le moment, rien n’est évoqué dans son programme sur le sujet des réformes démocratiques à mener. Il semblerait qu’il soit contre la proportionnelle intégrale mais pas opposé à la mise en place d’une dose ou d’une prime majoritaire.
Marine Le Pen (414 parrainages)
Pour la proportionnelle mais avec une prime majoritaire. Dans le programme présidentiel de 2017 de Marine Le Pen, la proportionnelle figurait en bonne place, mais avec une prime majoritaire de 30 % des sièges pour la liste arrivée en tête (et un seuil de 5 % des suffrages pour obtenir des élus). Nous attendons de savoir ce qui sera proposé cette année.
François Asselineau (247 parrainages)
Pour une dose. Son programme pour 2022 inclut une phrase que l’on peut comprendre comme étant la mise en place d’une dose de proportionnelle : Introduire un système de proportionnelle partielle aux élections législatives.
Philippe Poutou (243 parrainages)
Pour la proportionnelle intégrale. Dans le programme présidentiel de 2017 de Philippe Poutou figurait déjà la proportionnelle intégrale, mais sans précisions. Rien n’indique un changement de positionnement.
Anasse Kazib (130 parrainages)
Pas d’informations. Dans son programme de 68 pages, le sujet du mode de scrutin n’est pas abordé.
Christiane Taubira (128 parrainages)
Manque d’informations. Dans son programme de 2002, elle proposait un maintien du système majoritaire pour l’élection des députés. Néanmoins, la proportionnelle aux législatives figure dans le Socle Commun de la Primaire Populaire qu’elle a remporté. Et signalons que le Parti Radical de Gauche qui a soutenu sa candidature jusqu’au 14 février propose une dose de 30% de députés élus à la proportionnelle.
Hélène Thouy (97 parrainages)
Pas d’informations. La candidature de Mme Thouy étant une candidature très thématisée autour du bien-être animal, il est possible qu’elle ne se prononce pas sur la question du mode de scrutin.
Gaspard Koenig (49 parrainages)
Pour la proportionnelle. Dans une tribune de février 2021, il se prononce pour le principe proportionnel, mais sans indiquer de préférence pour un système précis.
Georges Kuzmanovic (42 parrainages)
Pour une dose. Dans son programme, il est proposé que 25% des députés soient élus à la proportionnelle.
Clara Egger (24 parrainages)
Pas d’opinion. Sa candidature porte l’unique proposition d’un Référendum d’Initiative Citoyenne constituant. Elle ne se prononce donc sur aucun autre sujet.
Nicolas Miguet (18 parrainages)
Contre tout changement. Dans son programme de 2017, il ne souhaitait introduire aucun changement dans le mode d’élection des députés.
Antoine Martinez (11 parrainages)
Contre tout changement. Son programme n’évoque aucun changement des modes de scrutin.